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La laicité dans le monde
ALGERIE

Les mosquées et vos dinars.
Source : Halim AKLI

Les mosquées et vos dinars.
Commentant le chiffre de 15 000 mosquées existant en Algérie, Abdellah Tamine, chargé de la communication au ministère des affaires religieuses, affirme, il y’ a une année, avec un air vantard : « C’est comme si l’on avait construit une mosquée par jour depuis 1962. Un record mondial ! »
Oubliant de dire que c’est là l’unique record dont peut se targuer notre pays et surtout combien d’argent cela a coûté au contribuable.
M. Tamine parle d’un projet de 3000 autres mosquées à travers le territoire national, ce qui mettra notre «record mondial » hors de portée puisqu’il sera porté à 19 000 mosquées, sans celles «non déclarées » donc clandestines et les centaines de salles dites «de prières » notamment dans les cités universitaires et les campus.
Le contribuable saura-t-il un jour combien lui aura coûté la construction, l’entretien, … de toutes ces mosquées, zaouias, écoles coraniques…etc. ?
Le chargé de la com. Au ministère des affaires religieuses n’en a évidemment pas abordé ce volet de la question, mais affirme toutefois que la direction des affaires religieuses de la wilaya octroie environs 400 000 DA tous les deux (02) ans à chaque association de mosquée.
Petit calcul mental : En multipliant la valeur de cette subvention (400 000 DA) par le nombre d’associations en prenant en considération le nombre de mosquées existantes (15 000 mosquées), on obtiendra le vertigineux chiffre de 600 Milliards de centimes de dinars alloués aux associations de mosquées tous les 730 jours !
Ce chiffre, atteindra les 760 Milliards de centimes/ 2 ans quand les 3000 nouvelles mosquées seront achevées et dotées elles aussi de leur associations.
Cela reviendra à dire, que dans les vingt (20) prochaines années, L’Etat aura alloué le chiffre astronomique de …7600 Milliards de centimes à ces associations.
Quand les quelques associations (sportives, culturelles, scientifiques et citoyennes) perçoivent des subventions misérables, on ne devra plus se poser des questions sur les raisons du déclin de la culture et de son tissu associatif, mais plutôt sur l’objectif inavoué de ce traitement de faveur.
Nous avons appris également que la wilaya de Tizi Ouzou détient le record d’Algérie en la matière puisqu’elle compte 731 mosquées, le nombre le plus élevé. Ce n’est pas tout puisque, près de 400 autres mosquées y seront construites incessamment ; ce qui portera le record national de notre wilaya à 1131 mosquées.
A titre de rappel, les autres records de Tizi Ouzou n’est- il pas celui du nombre des sans-emploi, des suicides, de personnes kidnappées, …
Qui dit mieux !

Halim AKLI


ALGERIE

Kabylie: Une riposte citoyenne face à l’intégrisme
Source : Halim AKLI


Une fois n’est pas coutume en ces temps de profonde léthargie collective où le fanatisme islamiste qui n’a pas pu s’imposer, en Kabylie en particulier et en Algérie en général, avec les armes est en phase de réussir le pari depuis 1999. Pour cause, la poignée de barbus qui sont apparus ces derniers temps dans les différentes localités du pays à l'image des Ouadhias, s’adonnent à cœur joie dans diverses initiatives qui revêtent une façade caritative et autres, pour investir un terrain où nulle opposition ne vient les contrer. Ainsi et selon les habitants, des crèches viennent d’ouvrir leurs portes en un temps records par des intégristes notoires sans aucune qualification dans le domaine, des posters et autres dépliants religieux sont offerts systématiquement et gracieusement aux commerçants pour les suspendre aux murs de leurs boutiques et autres cafétérias, des boutiques uniques du genre viennent de voir le jour également et qui se spécialisent dans la vente " de l’habit islamique et de tout le nécessaire pour le croyant "…
Il est primordial de signaler que la population, loin d’être dupe, regarde ces agissements d’un regard à la fois distrait et inquiet. Les citoyens rencontrés se disent amusés de pouvoir voir ces tenues étrangères à leurs société défiler dans les rues de leurs villes "en nombre insignifiant fort heureusement ! " tiennent-ils à préciser, mais en même temps, très préoccupés par leur audace et surtout par les moyens financiers dont ils disposent et qui disent long sur l’existence d’un financement occulte à ce qui a tout l’air d’une entreprise très bien orchestrée et efficacement soutenue et qui tente de finaliser l’entreprise de "normalisation" par l’introduction et l’encouragement de l’islamisme dans la région à la faveur de l’impunité que leur accorde "la charte pour la réconciliation nationale".
Dans ce sens, les crèches en question ne reçoivent guère que la progéniture des barbus. Cependant l’action citoyenne des habitants de la cité "05 juillet" dans la ville des Ouadhias en Kabylie est singulière et mérite d’être rapportée. En effet, en voulant s’offrir une tribune dans tous les quartiers, les intégristes ont lancé l’idée d’ouvrir ce qu’ils appellent "une salle de prière" dans la cité sus-nommée. Les habitants qui savent pertinemment que leur quartier a d'autres priorités autrement plus importantes et qui souffre de chômage, de l’absence d’un meilleur cadre de vie, du manque de loisirs, de bibliothèque, … se disent conscients des visées de ce "groupuscule d’illuminés". Une protestation des résidents s’est soulevée spontanément pour rejeter l’idée d’implanter cette salle de prière dans leur cité. Une mobilisation héroïque y a vu le jour en s’appuyant sur diverses actions dont une pétition largement soutenue.
Le "projet" est gommé. La citoyenneté et la laïcité sont saines et sauves.
Halim AKLI


ALGERIE

Maison de la culture Mouloud MAMMERI de Tizi Ouzou
Journée internationale de la femme :La cause féministe se folklorise
Source : Halim AKLI

Tizi-Ouzou . Huit mars 2007. Une journée printanière, une journée symbole de militantisme dans la région et ailleurs. Une banderole sur lequel on pouvait lire "journée mondiale de la femme, exposition du 05 au 08 mars, Par association Al Irchad Oual Islah ".
Ceux qui ont eu la surprise de voir ce bout de tissu accroché à l’extérieur de la clôture de la maison de la culture Mouloud Mammeri, ont du se frotter plusieurs fois les yeux pour réaliser qu’ils n’étaient pas en train d’halluciner. Une organisation islamiste ; connue pour ses revendications plus que discriminatoires envers la femme, prenant possession de la célèbre enceinte culturelle de la ville des genêts pour célébrer, s’il vous plaît, la journée mondiale de la femme !
N’y a-t-il donc plus de femmes et d’organisations féministes démocratiques, plus de militants ou d’associations modernistes en Kabylie de 2007 pour que le célèbre établissement, jadis carrefour des valeurs démocratiques et universelles de la région ; portés par des générations de militants intègres et incorruptibles, soit pris d’assaut par un courant obscurantiste qui s’accapare ainsi de la symbolique journée de la femme ? La maison de la culture aura-t-elle à ce point changé de vocation pour devenir un croisement où défilent sans cesse ceux qui se revendiquent de la matrice idéologique de la terreur islamiste qui a assassiné Djahnine, Katia… violé , éventré, égorgé des milliers d’autres et qui rêvent de mettre la femme algérienne au foyer, la voiler et la réduire à sa simple fonction de reproductrice et d’objet sexuel dont disposera l’homme à sa guise.
La maison de la culture serait-elle devenue une maison de l’inculture qui, s’offre impudemment au système qui a promulgué l’infamant code de la famille en 1984, arrêté puis traité de tous les noms Mouloud Mammeri en 1980, réprimé dans le sang le printemps amazigh dont nous venons de célébrer le 27 ème anniversaire dignement et loin des reniements de certaines associations culturelles, nées grâce aux sacrifices de plusieurs générations de militants de la cause amazigh; plus particulièrement de celle de 1980, qui viennent de cautionner, non sans contre partie financière, la tentative de dissoudre l’amazighité dans le pompeux générique d’Alger capitale d’une autre culture.
" J’ai vu des hommes résister aux tortures les plus impitoyables mais plier devant l’argent " disait à juste titre Kateb Yacine. L’histoire s’en souviendra fort heureusement.
Dès que le portail est franchi, une autre surprise semble être posée en embuscade mais suffisamment apparente. Au-dessus de la porte du vestibule qui fait face à l’entrée de l’établissement, une grosse transcription y est accrochée à proximité du portrait de l’auteur de "la guerre de deux mille ans " qui n’aurait jamais apprécié cette indélicatesse. En effet, la pancarte est frappée du sigle " RND ". Une autre première dans cet établissement qui n’a pas souvenance de la moindre présence sur les lieux des partis du pouvoir lors des festivités revendicatives de la journée de la femme.
Les deux pièces occupées par les partisans d’Ouyehia n’exposent rien d’autre qu’une multitudes de tables garnies, tenez-vous bien,… de confiseries au milieu desquelles quelques mots sont imprimés autour de l’effigie de l’ex ministre de la justice en 2001, à l’adresse des femmes !
Des confiseries en guise d’expo pour célébrer la journée de la femme ; une méthode bien rndiste pour séduire certains "ventres "à quelques semaines des prochaines législatives !
Dans l’autre grande salle d’exposition, l’organisation islamiste qui de l’extérieur chapeaute, par la seule banderole accrochée sur la clôture métallique de la maison de la culture, toutes les festivités qui s’y déroulent, n’occupe en fin de compte qu’un petit coin avec deux tables sur lesquelles sont exposés, pour vente, des produits religieux, hidjabs, prêches sur cédérom et autres supports de la littérature subversive.
Tout autour, se sont des femmes artisanes qui exposent leurs œuvres (broderies, couture, peinture sur soie, décorations, …) dans l’indifférence totale de la présence islamiste et des enjeux d’une telle journée chargée de sens.
Dans le hall de l’entrée principale, une autre exposition artisanale fait face à une table qui fait l’exception dans cette "mosaïque " de métiers de femmes où nul référence à l’histoire de cette halte annuelle de la lutte pour l’émancipation de la femme n’est à signaler. L’exception est signée "Ligue de prévention et de sauvegarde de la jeunesse et de l’enfance " qui propose un fascicule où il est question de l’ouverture d’un point d’écoute pour femme en difficulté, avec possibilité de prise en charge psychologique, d’orientation médicale et gynécologique, d’assistance juridique… et d’un "numéro vert " qui verra incessamment le jour pour permettre aux femmes en difficultés de pouvoir trouver une écoute et une assistance téléphonique gratuite.
Les animatrices de cette ligue parlent d’une coopération qui les lie à la fondation espagnole " Santé et communauté ", à " généralitate de Catalunya " et à " Juntament de L’Hospitalet ". Elles n’ont pas manqué en outre, de souligner l’offense qu’elles ressentent suite à la tentative éhontée de récupération dont elles font l’objet, aux côtés de toutes les autres exposantes, de la part de l’organisation nahnahienne qui est la seule à accrocher son étendard à l’extérieur de la maison de la culture, détail qu’elles disent n’avoir pas remarqué jusque là. Indifférence ou caution des responsables de l’établissement ? La question peut s’avérer inutile…
En ce jour, symbole de lutte où, en marge des traditionnelles expositions artisanales et culturelles, un arrêt devrait être marqué par des expositions thématiques, tables rondes, débats et autres communications s’articulant autour de l’histoire du combat pour l’égalité des sexes dans le monde et en Algérie, des sacrifices de la femmes algériennes pour recouvrer sa pleine citoyenneté, des acquis arrachés, du code de la famille appelé à juste titre "code de l’infamie " et des perspectives qui s’offrent à cette cause, ce volet se trouve tout simplement éludé réduisant ainsi la journée mondiale de la femme en un moment " folklorique " où se conjuguent bouffe, absence de conscience citoyenne et politique, drague électoraliste et hidjab.
Effets pervers de la charte de septembre 2005 ou nouveaux éléments dans l’entreprise de "normalisation " de la Kabylie qu’on tente vainement de déposséder de ses repères et de doter d’une autre représentation politique ?
Bonne fête aux femmes ! Leur combat, qui est aussi celui des démocrates, continu.

Halim AKLI


ALGERIE

" Caravane culturelle et scientifique " ou Prosélytisme islamiste ?
Source : Halim AKLI

Ce qui était jusque là que soupçon vient de se révéler au grand jour : Il y’ a bel et bien un plan concocté dans des officines "occultes" dont l’unique objectif est le prosélytisme islamiste en Kabylie, région jusque là fermée à l’idéologie intégriste ; matrice du terrorisme islamiste aujourd’hui exonéré de ses crimes par la charte portant "réconciliation nationale ".
Pour preuve, cette sortie sur le terrain, pour le moins troublante, de la direction des affaires religieuses et wakfs de la wilaya de Tizi-Ouzou sous l’égide du ministère de tutelle, sous forme d’un programme dit "caravane culturelle et scientifique" qui sillonneras pas moins de sept (07) daïras (Ouadhias, Ath Douala, Ath Ouacif, Iferhounène, Ouagnoune, Tigzirt, Draa Ben Khedda) à partir du 01 mars en cours jusqu’au 26 juin prochain.
A Ouadhia-ville où le la était donné à cette offensive islamiste "officielle", la population a été stupéfaite de découvrir au coup d’envoi de ces activités, uniques du genre, un décor hallucinant : les quelques néo barbus que comptent la ville y sont associés dans la mise en place d’une dizaines de banderoles, toutes transcrites en langue arabe et révélant des slogans dont certains donne froid dans le dos tant ils rappellent à bien des égards la période qui a vu le FIS prendre possession des espaces publiques par ces mêmes procédés.
Ainsi, des interactions verbales se sont produites avec quelques citoyens qui ont relevés de prime abord la mise à l’écart délibérée car systématique de la langue tamazight et de la langue française dans tous les supports de communication de cette "caravane culturelle et scientifique" avant de réaliser son caractère purement religieux où se conjuguent inquisition et moralisation des mœurs.
Rachid, la trentaine au chômage, tient ce discours en face du salafiste : " Les militants de la démocratie et de l’amazighité qui ont donné leur vie pour la pluralité linguistique et pas seulement, pour la modernité et la laïcité, ont fait que depuis toujours, lors des activités, de quelque nature que ce soit, qui se déroulent du moins dans notre région, la communication se fait en Tamazight et en français , rarement dans les trois langue. Aujourd’hui, vous vous sentez soutenus d’en haut et d’ailleurs au point d’oser placarder des affiches et autres banderoles uniquement en langue arabe et des slogans intégristes ! "
Outre cette mise en évidence ostentatoire des intentions de cette manifestation à travers ses supports publicitaires (document, inscription, slogan, affiches,…), l’enceinte de la maison des jeunes, où, depuis quelques années et faute de moyens et d’encadrement stable, la vocation en est rarement assumée, s’est retrouvée en ce premier jour de mars, le théâtre d’une exposition "culturelle et scientifique" selon la formule consacrée à l’extérieur et qui, une fois dedans, le visiteur découvre une exploitation tendancieuse et dangereuse des découvertes scientifiques à des fins de propagande islamiste. Cherif, enseignant et passionné du 7è art, tient tête à un groupe d’organisateurs qui l’entourent : " La science n’est pas là au service d’une religion quelque qu’elle soit. Tous les peuples du monde ont apporté leur contribution au patrimoine scientifique de l’humanité. Il est vain que vous veniez aujourd’hui, après avoir échoué dans vos tentatives des années 80 et du début des années 90, nous impressionner par les rapprochements à la louche, que vous établissez entre des versets spirituels et des données scientifiques matérielles ".
Pour boucler la boucle, les organisateurs se sont offert l’enceinte du lycée " des époux Seghouane ", en infraction flagrante des disposition de la loi qui prémunie les établissements scolaires de toute activité extra scolaire n’émanant pas de la direction de l’Education. Le responsable de l’établissement, en toute apparence réduit au silence par des ordres venus "d’ailleurs", a refusé de commenter "l’événement". Les parents d’élèves dont beaucoup, disent "être dans l’ignorance d’une telle incursion du fanatisme dans l’enceinte du lycée où conférence et exposition ont pris les relents d’un matraquage subversif ". Les enseignants et les agents d’administration rencontrés sur les lieux se disent, quant à eux, choqués par l’effronterie affichée par les organisateurs quand, sortant même de l’aire réservée à l’activité, se livrent dans la cour qui grouille de lycéens, à la distribution gratuite des exemplaires du Coran.
C’est dans ce lycée en effet, qu’un nouvel enseignant des "sciences islamiques", vient d’être fraîchement affecté, au terme d’un concours national "de recrutement de PES de sciences islamiques" où est reçue une trentaine de candidats dont 27 sont affectés dans la seule wilaya de Tizi-Ouzou.
Originaire de Tebessa, la nouvelle recrue se distingue après quelques jours seulement de sa prise de fonction, par une réclamation au responsable de la scolarité dont il a fait l’objet de la part de ses élèves qui lui reprochaient ses "déviations" qui le mènent loin du cadre pédagogique de ses cours pour verser, entre autres, dans l’incitation des filles à porter le hidjab. En réponse à quoi, un rappel à l’ordre du responsable à son encontre a eu lieu.
Pour rappel, le 30 mars 2006, El Qaradhaoui qui s’est offert la maison de la culture qui porte le nom de l’illustre auteur de "la colline oubliée", ne s’était pas montré avare en mots en affirmant notamment qu’il était "étonné de découvrir qu’à travers la ville de Tizi Ouzou, toutes les affiches étaient rédigées en langue française" en se montrant hostile à la transcription des enseignes de signalisation dans la langue de Molière. "L’arabe est la langue de Mohamed. Il faut enseigner l’arabe et le Coran", avait-t-il exhorté…

Halim AKLI


Canada - Québec
JE ME SOUVIENS
Source : Johanne Chayer Montréal - Transmis par Suzy Candido

J'aurais voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de l'occasion de leur expliquer notre devise "Je me souviens..."

Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à l'église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête. À cette époque, je me souviens aussi que c'était un péché mortel de manger de la viande le vendredi.

Dans la même décennie, je me souviens que ma mère a été chassée de l'Église parce qu'après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d'autres. Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l'Église à moins qu'elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au risque d'atteindre la douzaine.

Je me souviens qu'elle a refusé et qu'elle a quitté l'Église comme beaucoup d'autres femmes de sa génération. Je me souviens que ma mère s'est ensuite séparée de mon père et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre paroisse. Cependant je me souviens qu'à la suite de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l'heure ?

Dans la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu'elle a reçu du même coup son excommunication de Rome. Je me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d'être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société.

Je me souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les religions musulmane et autres, prier sept à huit fois par jour. La messe tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en classe, une au diner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger et une dernière prière avant d'aller au lit. Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc.. Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée.

Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur intervention chirurgicale.

Devenue adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération précédente, j'ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m'ont permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons. Je me souviens aussi qu'il n'était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer. J'espère qu'on les a rapatriés.

Devenue adulte, je me souviens avoir travaillé dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitées au même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en général. Je me souviens qu'après avoir eu un fils, je ne voulais plus d'autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour atteindre l'égalité était énorme.

Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau. Je me souviens du militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir l'équité dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc.

Je me souviens qu'il a fallu plus de cinquante ans d'efforts collectifs pour nous libérer de l'emprise de l'Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens qu'il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir l'équité salariale et que ce n'est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n'est acquis dans la vie et qu'il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs. Je ne suis pas raciste, cependant, lorsque je vois d'autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s'imposer dans notre société, j'ai peur. J'ai peur parce que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru. De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui voile les femmes ne se souviennent pas. C'est donc par ignorance qu'on explique leur choix. Aucun animal dans la nature à part l'homme, n'abrille* sa femelle par dessus la tête.

Je suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles et j'ai peur. J'ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou dans nos écoles ou encore lorsqu'on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu'ils reviennent à l'endroit même où l'éducation de notre nouvelle génération est cruciale et à la période à laquelle on doit inculquer les principes fondamentaux de vie en société à nos enfants. La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l'emprise de la religion sur nos vies. Vous ne vous souvenez pas ! Moi, je me souviens et à cet égard, je n'ai aucune tolérance et je ne veux aucun accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes petites filles. Je me souviens que la charte des droits et libertés permet à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que cette religion demeure dans la famille.

Le port du voile dans la religion musulmane est pour nous la démonstration la plus importante de la soumission de la femme et c'est cela qui nous fait peur et qui nous choque parce qu'on se souvient. On se souvient que ce symbole existait il y a cinquante ans et on ne veut pas revenir en arrière. Je me souviens surtout que lors de la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont suivi tout naturellement l'évolution de notre société en se laïcisant. Elles ont troqué, sans qu'on le leur impose, leurs grandes robes noires et leurs voiles dans le cas des femmes pour des habits civils sans pour autant renier leur foi et sans cesser de prier. Plusieurs de ces personnes sont encore vivantes aujourd'hui. Doit-on leur dire qu'elles ont évolué à tort et qu'elles ont fait tous ces efforts pour tomber dans l'oubli ?

Que l'on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m'importe peu, mais nous nous sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque. Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l'égalité du droit de parole entre les hommes et les femmes autant que pour l'égalité des chances au travail.

Souvenez-vous que si vous avez immigré au Canada et surtout au Québec, c'est pour faire partie d'une société ouverte qui vous donne sur un plateau d'argent tous les acquis que les générations précédentes ont obtenus particulièrement au chapitre des droits des femmes. Je veux croire aussi que c'est par ignorance de nos traditions et de nos coutumes et non par manque de respect que les femmes musulmanes veulent montrer au grand jour voire imposer ce symbole de leur croyance qu'est le voile.

Peut-être que notre société va trop loin avec ses libertés. Mais, le balancier doit s'arrêter au milieu et non régresser jusqu'au point de départ. Il faut se souvenir. L'intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à l'exercice.

Peut-être que nos livres d'histoire ne se souviennent pas ou bien qu'ils n'ont simplement pas été mis à jour. C'est donc la responsabilité du gouvernement d'appliquer notre devise " Je me souviens " à notre Histoire et d'intégrer à cette Histoire les efforts de nos générations précédentes pour atteindre la société d'aujourd'hui et surtout de s'assurer que la génération montante s'en souvienne. C'est aussi la responsabilité des organismes d'accueil aux immigrants de leur faire connaître cette devise du Québec  afin que ces nouveaux arrivants ne pensent pas que nous sommes racistes simplement parce que l'on s'en souvient et qu'on ne veut pas imposer à notre progéniture d'avoir à reprendre les mêmes débats qu'il y a cinquante ans.

En terminant, pour commenter le sondage du journal La Presse d'hier sur les musulmans heureux de vivre chez nous, je dis que même et surtout si les femmes voilées que l'on retrouve dans les CPE ainsi qu'ailleurs dans nos institutions font partie de cette majorité heureuse de vivre en notre terre, alors cette majorité m'incommode pour tous les arguments que j'ai soulevés précédemment.

Canada
"Accommodements raisonnables" : les Français sont stupéfaits
Source : Marco Fortier, Journal de Montréal

Les récents «accommodements» ayant fait la manchette au Québec provoquent l'incrédulité en France, qui demeure un des pays les plus fermés aux demandes d'aménagements spéciaux pour les minorités.

Les accommodements raisonnables, ça n'existe pratiquement pas en France. La République impose la laïcité d'une main de fer aux 63,4 millions de Français, y compris aux 10 millions qui sont d'origine étrangère, selon les estimés officiels. ::encart:: Informés des histoires d'accommodements qui sèment l'émoi au Québec depuis l'automne, des Français de toutes les couches de la société se sont montrés surpris. Ils n'en reviennent pas des contorsions que font leurs cousins québécois pour répondre aux demandes de certaines minorités, même quand rien dans la loi ne les oblige à «accomoder».

Différence des droits

«Ce n'est pas à moi à m'ingérer dans les affaires québécoises, mais il y a des principes sur lesquels il ne faut pas reculer, comme l'égalité des hommes et des femmes», affirme sans détour Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Intérieur qui a été candidat à l'élection présidentielle française, en 2002.

> «Il faudrait quand même habituer les gens à vivre dans un espace commun et ne pas faire prévaloir, en tout lieu et à tout moment, le souci de leur différence. La revendication du droit à la différence aboutit très vite à la différence des droits», ajoute cet ardent défenseur de la laïcité et des «valeurs républicaines», rencontré à son bureau de l'avenue de Bourgogne, au coeur de Paris.

Ah, ces cousins québécois

Ce genre de réaction, qui vient du fond du coeur, on l'a entendu toute la semaine en France. Toutes tendances politiques confondues. De gauche comme de droite.

Les Français interrogés comprennent mal la propension des Québécois à offrir des «accommodements». Il faut dire que depuis plus de 200 ans, les traditions françaises dictent exactement le contraire des «aménagements» envers les minorités.

L'étonnement des Français est d'autant plus grand que les cas récents d'accommodements ayant fait la manchette au Québec n'auraient jamais été imposés par la Cour suprême du Canada, si elle avait été invitée à se prononcer: les vitres givrées du YMCA d'Outremont ne répondent à aucun fondement juridique, pas plus que l'exclusion des hommes aux cours prénataux d'un CLSC, ou l'aménagement d'horaires spéciaux pour les filles qui refusent de se baigner devant les gars.

Les Français s'indignent aussi devant certains accommodements, raisonnables aux yeux de la loi, ceux-là, imposés par le plus haut tribunal canadien: le port du turban autorisé pour les policiers de la GRC - «un représentant de l'État avec un turban?» - tout comme le port du kirpan dans les écoles. Oh là là, le kirpan dans les écoles...

Pas de kirpan en classe

Même obligatoirement scellé dans une enveloppe -donc peu utile dans une bagarre, en principe-, le couteau rituel des sikhs n'a pas sa place en classe, estiment les Français que nous avons interrogés.

> «Le kirpan en classe ? Aaaahh... C'est exactement ce que ne souhaite pas la France», soupire Céline Dupuy, directrice des communications dans le 20e arrondissement de Paris, un des plus multiethniques de toute la France.

Étonné

Guy Benedetti, conseiller municipal de l'arrondissement, se montre lui aussi très étonné par les accommodements au Québec.

«La volonté d'envahir l'espace public avec la religion est dangereuse. C'est dangereux, parce qu'il n'y aura plus de communauté qui s'appellera le Canada. Il y aura plusieurs communautés qui vivront côte à côte», croit-il.

Plusieurs communautés qui vivent côte à côte? Oui, c'est un peu ça, le multiculturalisme à la canadienne. Mais elles vivent en paix, les communautés, au Canada. Elles sont contentes.


Canada
Victoire pour la laïcité à Laval (P. de Québec) !
Source : Mouvement Laïque Québécois

Le Tribunal des droits de la personne a rendu son jugement, le vendredi 22 septembre 2006, dans la plainte concernant la récitation d'une prière aux assemblées publiques de la Ville de Laval, plainte supportée par le Mouvement laïque québécois. Le jugement donne raison sur toute la ligne à la plaignante, Danielle Payette ; la récitation de cette prière est considérée comme contraire au droit à la liberté de religion inclus dans la Charte et le tribunal ordonne à la Ville d'en cesser la pratique. ...

> plus...



Turquie : les Turcs se mobilisent après une attaque antilaïque
Source : AFP, le 18/05/06

Des dizaines de milliers de Turcs ont manifesté leur soutien à la laïcité jeudi à Ankara, au lendemain d’une attaque visant le Conseil d’Etat, bastion de la laïcité, qui a coûté la vie à un magistrat, tandis que le parti islamo-conservateur au pouvoir était vivement critiqué. Plus de 25.000 personnes ont afflué vers le mausolée de Mustafa Kemal Atatürk (1881-1938), fondateur de la Turquie moderne et laïque, pour exprimer leur attachement aux valeurs de la République. Des centaines de magistrats et d’avocats revêtus de leurs robes et une vaste foule de simple citoyens - certains arborant des photos d’Atatürk ou le drapeau turc - se sont inclinés sur la tombe d’Atatürk au cours de cette manifestation conduite par les chefs des principales instances judiciaires. "La Turquie est laïque et le restera", a scandé la foule.


Anleterre
Hôpital : laïcité et intégrisme s'affrontent

source :Le Monde (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-860536,0.html)

L'invention a fait la "une" des médias de Grande-Bretagne le soir même de sa révélation. Une burqa chirurgicale pour patientes pratiquantes. Bleu vif. Pleine de plis et replis. Et couvrant intégralement le corps, de la tête aux pieds, avec une simple petite fente au niveau des yeux. Un vrai rêve de taliban. La blouse, bizarrement appelée "interconfessionnelle", a immédiatement soulevé maints débats outre-Manche. Certains, dont le journal Islamic Times, ont réagi avec enthousiasme : "Ingénieux ! Le plus sûr moyen de ramener à l'hôpital des femmes musulmanes effarouchées par les usages et la nudité imposés dans les établissement de santé occidentaux." D'autres, députés, médecins et éditorialistes, ont dénoncé avec affliction "la compromission occidentale" et ce nouveau gage au "politiquement correct".


Italie : "Manifesto Laico"
Source : Italialaica - Giornale del Laici italiani

Esiste anche un’altra Italia. E se ne deve tenere conto. L’Italia laica di chi crede che la convivenza civile si fondi sullo spirito critico di ciascun cittadino.

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Espagne : "debate sobre la financiación la Iglesia Católica"
Source : Juan Francisco González Barón
Mayo de 2006


Cuando se está renegociando el Acuerdo Concordatario de 1979 sobre asuntos económicos, en el que se fundamenta el actual sistema de financiación de la Iglesia Católica, parece ser el momento oportuno para que los ciudadanos españoles nos planteemos, independientemente de las cantidades que se barajan, una pregunta insoslayable: “¿Debe el “Estado laico” o el “Estado aconfesional” sostener económicamente una organización religiosa?” ...

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Sénégal : Collectif pour la défense de la laïcité et de l’unité nationale au Sénégal
texte déjà ancien mais toujours actuel dans sa démarche
Source : WLUML

Mobilisons-nous pour préserver l’unité nationale, la laïcité et les acquis démocratiques. Depuis plusieurs années, un groupe d’associations islamiques tente de saper les fondements démocratiques de l’Etat sénégalais, en remettant régulièrement en cause sa laïcité et les acquis juridiques régissant la famille. Avec un projet de Code remis au Chef de l'État, que la presse a largement commenté, ces associations exigent l’adoption d’une loi portant code de statut personnel applicable aux seuls Musulmans.

Un tel projet s’avère dangereux, car il annihile les quelques progrès contenus dans l’actuel Code de la famille et renferme les germes d’une division de la nation et pourrait être à l’origine d’un conflit religieux grave au Sénégal, comme en ont connu le Nigeria, le Soudan, le Bangladesh ou l’Inde. Ainsi en Inde ou au Soudan, l’utilisation de la religion a provoqué des guerres et même la partition du pays. Dans les États du Nord du Nigeria, des groupes se sont servis de la religion pour bafouer les droits élémentaires de la personne humaine, ceux des femmes notamment.

Le projet de Code de statut personnel constitue un net recul par rapport à la promotion des droits humains et démocratiques. Il faut rappeler que l’actuel Code de la Famille prend déjà en charge les différentes sensibilités sénégalaises notamment celles des Musulmans en instituant un système d’option entre le droit moderne et le droit musulman. Ainsi la polygamie, l’héritage selon le droit musulman, l’autorité masculine sur la famille, sont maintenus. Pour les femmes, l’acquis majeur du Code est la suppression de la répudiation.

Il est important de souligner que l’actuel code de la famille que les associations islamiques veulent réserver aux non musulmans, comporte des options, qui peuvent heurter d’autres convictions ou croyances, notamment en ce qui concerne la polygamie ou l’héritage inégal entre les sexes. De même, les femmes ne sont pas les seules visées par ce projet de code, qui, parce qu’il cible la famille, concerne aussi les hommes.

Ne nous laissons pas aveugler par les revendications des ces associations, qui n’ébranlent pas nos propres convictions religieuses.

Nous devons présenter un front large, uni et déterminé, pour que ce Code, dont l’adoption constituerait une atteinte grave aux valeurs citoyennes au profit de conceptions d’un autre âge, soit rejeté.

LISTE PROVISOIRE DES SIGNATAIRES

Union Nationale des Syndicats Autonomes du Sénégal (UNSAS
Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS)
Réseau Africain pour la Promotion de la Femme Travailleuse (RAFET)
Union Démocratique des Enseignants (UDEN)
Réseau Africain pour le Développement Intégré/ Centre d’Information Juridique (RADI/CIJ)
Groupe de Recherche sur les Femmes et les Lois au Sénégal (GREFELS)
Union Sénégalaise d’Entraide (USE)
Coordination des Etudiants Catholiques du Sénégal
Institut des Droits de l’Homme et de la Pais (IDHP)
Conseil Sénégalais des Femmes (COSEF)
Présence Chrétienne
Rencontre Africaine pour les Droits de l’Homme
Union des Femmes Catholiques du Sénégal
Association Sénégalaise pour le Développement Equitable et Solidaire (ASDES)
Association pour la Promotion de la Femme Sénégalaise (APROFES)
Intersyndicale des Femmes de l’UCAD
Syndicat National des Travailleurs de la Poste (SNTP/POSTE)
Réseau Siggil Jigeen
Réseau Citoyenneté Démocratie et Droits Humains RECIDDHUP
Collectif pour la Défense de la Famille (COFDEF)
Observatoire pour les Relations de Genre (ORGENS)
Programme des Femmes en Milieu Urbain (PROFEMU)
Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC)







Religious revivalism may win a few battles, but secularism will ultimately win the war
Source : Bruce Mazlish
YaleGlobal, November 2006


In our increasingly globalized world, a commonly held view, to be found in newspaper headlines, magazine stories and TV images of religiously inspired violence, is that “God is winning.” Secularism, on this account, has run its course. What is called “prophetic politics,” it is argued, is a better guide to the present and the future. I wish to argue in opposition that the religious resurgence is getting disproportionate attention, as the media distorts the reality in which secularism – defined as an indifference to or rejection of religious belief and ritual – has been steadily gaining ground. ...

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Triomphe du fanatisme et de l’intolérance?
Source : Association suisse pour la laïcité

Quelques années après la fatwa condamnant à mort Salman Rushdie, l’écrivain Taslima Nasreen dut quitter le Bangla Desh et séjourner en Suède, en Allemagne, aux États-Unis, entre autres pays d’exil. Son tort? Avoir mis en cause la condition de la femme prônée par les islamistes de son pays.

En septembre dernier, Taslima Nasreen revenait dans son pays pour rester auprès de sa mère mourante. Ses ennemis n’avaient pas désarmé: à plusieurs reprises, ils firent savoir qu’il pendraient leur compatriote si elle tombait entre leurs mains. De leur côté, les autorités lui enjoignirent de se rendre à la convocation que la justice, noyautée par les islamistes, allait lui envoyer. Chef d’accusation: blasphème. La Haute Cour mit l’écrivain en liberté provisoire sous caution. La police la surveilla tout en se déclarant incapable de garantir sa sécurité: elle figurait sur une liste noire saisie lors de l’arrestation d’un commando islamiste.

Message reçu. Taslima Nasreen s’est à nouveau exilée en Suède. Quand donc pourra-t-elle vivre normalement dans son pays?

Répétons-le inlassablement: seule une stricte séparation de la foi et de la loi garantit au citoyen la liberté de pensée et d’expression. Les ambiguïtés du gouvernement bengali le montrent à l’évidence: son incapacité à contenir le courant islamiste l’amène à com­poser avec lui, donc à s’en rendre complice. A l’instar du gouvernement indien, com­promis, lui, avec les extrémistes hindouistes.

Dénonçons sans relâche ni complaisance toutes les tentatives des intégristes de tous poils de conserver ou de reprendre le pouvoir politique que les théocraties, ou, pire, les démocraties aveuglées, leur accordent de plus en plus souvent.

Le comité de l’Association Suisse pour la Laïcité



Kruzifixe im Hotel?
Source : Freidenkerbund Österreichs
Oktober 2006


Das Gratisblatt "Heute" titelte am 18. Oktober 2006 "Streit um Kruzifixe in Hotel-Zimmern!" und wusste zu berichten, dass in Vorarlberg ein Tourismusdirektor an 300 Privatvermieter geschrieben habe, sie möchten religiöse Symbole (Kruzifix an der Wand, Bibel am Nachtkästchen) entfernen, weil nichtchristliche Gäste davon abgeschreckt werden könnten. Sein oö. Kollege, ein wohl sehr frommer Christ namens Karl Pramendorfer, hat dafür kein Verständnis, Religion gehöre zur Kultur und viele christliche Gäste könnten das Kreuz über dem Bett vermissen und "als nächstes komme jemand auf die Idee, Kirchen einzureißen". Völlig logisch, wenn im Hotelzimmer kein Kruzifix hängt, dann werden alsbald die Kirchen eingerissen! Dass in Österreich über eine Million Menschen konfessionslos sind und auch die weitaus meisten Mitglieder christlicher Kirchen ihrer Kirche distanziert und interesselos gegenüber stehen, ist egal. Christliche Fundis wollen ihre Duftmarken setzen, wo es nur geht. Also müssen Nutzer von Gästezimmern ungefragt religiös belästigt werden. Vorschlag dazu: Zimmervermieter, die glauben, sie müssten missionieren, sollten von religiös Unwilligen darauf hingewiesen werden, dass Kreuz und Bibel im Zimmer eine unakzeptable Belästigung darstellen. ...

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