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... Et démasquer les autres.







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L'affaire des caricatures - Raoult et Roubaud unis contre le blasphème


L'"AFFAIRE DES CARICATURES" est symptomatique de la tentative d'un groupe religieux (par ailleurs très minoritaire en France : n'oublions pas que 93% des Français ne sont PAS musulmans) d'imposer des diktats d'un autre âge sur nos comportements. Ceci est inacceptable et nous attendons avec impatience l'issue des diverses plaintes déposées par certains de leurs "porte-paroles" officiels ou auto-proclamés (comme Mouloud Aounit, président du MRAP). Voici des courriers que nous leur avons adressés.

Lettre ouverte au Recteur de la Mosquée de Paris au moment de l’affaire des " Caricatures " (février 2006)

Il faudra, Monsieur le recteur, que vous vous persuadiez – et que vous en persuadiez ceux sur qui vous avez autorité – que vous vivez dans un pays qui a institutionnalisé la notion de Laïcité par, notamment, la Loi du 9/12/1905, et qui l’a inscrite dans sa Constitution. Il faudra, Monsieur le recteur, que vous vous persuadiez – et que vous en persuadiez ceux sur qui vous avez autorité – que vous vivez dans un pays qui a institutionnalisé la notion de Laïcité par, notamment, la Loi du 9/12/1905, et qui l’a inscrite dans sa Constitution. Ceci en fait un principe essentiel de notre République qui reconnaît donc à chacun la liberté de conscience (liberté de croire, de ne pas croire, de ne plus croire), et la liberté de penser, de dire, d’analyser, de critiquer, de se moquer, qui en est le corollaire. Vous êtes, Monsieur le Recteur, au pays de Rabelais, de Molière, de Voltaire, de Diderot… : nous vous faisons grâce ici de la longue liste des littérateurs de notre Histoire qui ont permis la concrétisation des valeurs et principes qui sont les nôtres. Ici, on ne brûle plus les livres, on n’emprisonne plus pour délit d’opinion, on ne poursuit plus pour cause de satire ou d’ examen critique d’ un texte, quel qu’il soit, on reconnaît à la caricature le droit de dénoncer en accusant le trait. L’Etat de Droit dans lequel nous vivons met à la disposition de chacun les moyens de se défendre s’ il juge que l’expression de l’autre lui nuit : c’est à la Justice, représentant théoriquement le Peuple tout entier et garante de l’ application des lois générales, de dire le Droit, et non à une quelconque Eglise, Famille de pensée ou groupe organisé. Aucun principe privé, aucune coutume ancestrale, aucun précepte sectaire, aucune interdiction communautaire ne peuvent s’imposer à la loi générale, à la loi du " Laos ", à la loi du Peuple tout entier. Si vous voulez que la religion que vous représentez puisse trouver une place apaisée dans notre espace public, il faudra qu’elle s’ insère dans le mode de fonctionnement laïque de notre société sans jamais prétendre le tordre dans le sens étroit de ses intérêts propres. Avec notre considération et nos sentiments laïques . Robert Albarèdes - Cplaid

Lettre ouverte du Cplaid au Président du MRAP, Mouloud Aounit. (février 2006)

Monsieur le Président,
Le mouvement que vous présidez, après s’en être pris aux journaux qui ont publié certaines caricatures de Muhammad, prétend maintenant porter plainte contre eux.
Libre à lui, mais notre Observatoire ne peut laisser passer l’ignominie qui consiste à placer cette plainte sous le couvert de la " Laïcité ", si nous en croyons votre interview du 5/02/06 entendue sur " France Info ".
C’ est par abus de langage – et, sans doute, par ignorance du sens de ce mot – que vous parlez de " Laïcité " pour justifier votre démarche qui met en cause et la liberté d’ expression et la liberté de jugement.La Laïcité - que notre pays a institutionnalisée par la Loi de 1905 et inscrite dans sa constitution – reconnaît à chacun la liberté de conscience (liberté de croire, de ne pas croire, de ne plus croire), et la liberté de penser, de dire, d’analyser, de critiquer, de se moquer – qui en est le corollaire.
En même temps, elle place les religions dans le domaine privé, leur donnant le droit de s’exprimer " dans " le domaine public, mais pas " sur " le domaine public en prétendant s’imposer à lui pour le tordre dans le sens de leurs intérêts, étroits par définition.
La loi qui prévaut ici est celle du " Laos ", du Peuple tout entier, et non celle d’une pensée, d’une entité, d’une communauté, d’une structure religieuse quelles qu’elles soient.
Ce simple rappel de ce qui fonde l’idée de laÏcité suffit à montrer combien votre démarche et votre discours s’en éloignent ; pire, ils en sont à l’ opposé et nuisent aux efforts de ceux qui, aujourd’hui, agissent pour que cet idéal de vie sociale soit compris de tous.
Nous voudrions vous rappeler aussi que nous vivons au pays de Rabelais, de Molière, de Voltaire, de Diderot… et qu’il serait utile que vous lisiez le monologue que prononce Figaro dans l’ acte V de la comédie de Beaumarchais : " Le Mariage de Figaro ", vous y verriez combien est ridicule toute censure et vaine toute volonté de s’ opposer à la satire.
La longue liste des littérateurs de notre Histoire qui ont permis l’émergence des principes et valeurs qui structurent notre société est garante de leur efficience et source de cette laïcité que nous protègerons avec la dernière énergie. Elle permet aussi de saisir l’ importance de l’analyse critique dans ce qui fait de chacun une conscience libre, capable de passer au feu de l’analyse, de la critique, de la mise en cause, tout ce qui est texte, croyance, fait historique, événement du présent comme du passé car rien de ce qui fait notre réalité n’échappe à la connaissance et à l’ examen critique. C’est cela aussi, la Laïcité.
Un mot encore : quand quelqu’un fait la satire d’une religion, fût-ce l’ Islam, il peut être qualifié " d’irreligieux " mais sûrement pas de " raciste ", musulman ne désignant pas une race spécifique. Votre emploi du mot " raciste " relève de l’ignorance ou de la manipulation : dans les deux cas, c’est signe d’indignité.

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Par la suite, le député UMP de la Seine St Denis, Eric Raoult, a succombé au chant des sirènes voilées de l’UOIF (association musulmane intégriste de son département), je devrais plutôt dire à leurs " voix ", électorales bien sûr, et a proposé une loi interdisant la caricature des religions.
Il fut suivi de près par le député du Gard Jean-Marc Roubaud, UMP également.
Il s’agirait ni plus ni moins de rétablir le délit de blasphème qui avait disparu de nos lois depuis 2 siècles. Rien que ça.
Souhaitons que leurs collègues députés ne se prêtent pas à cette mascarade...

Yanelle